Les chênes bicentenaires

Les plantations se sont installées le long du Mississippi car la proximité du fleuve permettait l’irrigation des cultures ainsi que le transport des marchandises et des hommes. Le coton et la canne furent les deux principales cultures développées le long du fleuve. Beaucoup firent fortune et de vastes et luxueuses demeures furent construites. Mais la guerre civile, l’émancipation des esclaves qui suivit et la découverte de nouveaux textiles entraînant la baisse de la demande en coton causèrent le déclin des plantations qui disparurent petit à petit. Certaines continuèrent d’être habitées par les descendants des premiers planteurs, d’autres furent laissées à l’abandon à la fin du XIX siècle. Des 350 maisons de plantations qui existaient entre la Nouvelle-Orléans et Baton Rouge, il n’en reste aujourd’hui plus que 8 situées sur les deux rives du fleuve. On en trouve également d’autres autour de Saint Francisville (au nord de Baton Rouge). La plupart ont été complètement restaurées et ont retrouvé leurs couleurs primitives, leurs colonnades à la grecque, leurs galeries de bois et leurs objets d’art achetés en Europe il y a un siècle et demi. Parfois transformées en Bed & Breakfast ou en hôtels, elles appartiennent maintenant à des hommes d’affaires, à des sociétés ou des associations qui se chargent de les conserver dans un état proche de celui d’origine. Mais leurs domaines de cannes à sucre ou de coton ont aujourd’hui disparu. Restent les chênes bicentenaires.

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