Greenwood Plantation

Jeudi nous nous sommes rendu dans une plantation de Coton. Il y en avait énormément le long du Mississippi. Nous avons eu beaucoup de difficulté à choisir laquelle visiter et la raison pour laquelle nous avons choisi Greenwood Plantation ne me revient plus. Un choix que l’on peut qualifier soit de choix à l’aveugle soit de coup de coeur. Ceci dit nous sommes partis une fois la sieste des enfants achevée. Il était déjà un peu tard. Nous avons roulé en direction du Nord et le paysage était résolument industriel. Plateformes chimiques et papeteries entrecoupées d’étendues sèches et de zones artisanales. Soleil radieux. On teste la climatisation de la voiture pour la première fois. On roule une bonne avant de quitter cette grosse route assez inconfortable pour nous engager dans un splendide chemin ombragé à la végétation luxuriante. Nous traversons clairement d’anciennes plantations avec leurs domaines extraordinaires, nous sommes hors du temps. Nous roulons au pas fenêtres ouvertes. On croise d’énormes oiseaux. On entend des grillons. Arrivés à Greenwood Plantation, on est tout de suite sous le charme. L’emplacement est somptueux, la maison imposante et élégante, le parc généreux. Mais, avant même de sortir de la voiture on se rend compte de deux choses très triviales : le domaine ferme dans 10 minutes et nous avons oublié notre argent à la maison. Ca parait à peine croyable. Olivier tente toutefois d’aller parler avec quelqu’un sur place. Il me semble pourtant n’y avoir personne. Il revient même pas une minute plus tard pour nous dire qu’on nous fait visiter gratuitement mais rapidement. Incroyable.
Lorsque l’on visite une plantation il ne faut pas s’attendre à voir du coton, il s’agit d’un unique bâtiment, le bâtiment principal. Celui où vivait la famille de propriétaires. Accompagné de son parc ou de ses jardins. La plantation que nous avons visitée est en fait une reconstruction. Le bâtiment initialement construit en 1830 par William Ruffin Barrow dans un style néo-grec a intégralement été détruit dans un incendie. Seules les 28 colonnes entourant la maison ont en fait survécu. La reconstruction de ce qui était sans doute la plus belle architecture coloniale classique du Sud des Etats-Unis n’aurait pas été possible sans une aide financière extérieure. Et c’est une société de production de film qui a apporté l’essentiel des fonds. Un film a donc été tourné sur place. Pas forcément un grand chef-d’oeuvre. Il s’agit de Louisiana (Philippe de Broca, 1984). En voici un extrait.

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